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Polarnik

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Brahim Izri / Коллекция (2 альбома)

Жанр: Ethnic / Kabyle Music
Страна: Algeria
Год издания: 1984 / 1986
Аудиокодек: MP3
Тип рипа: tracks
Битрейт аудио: 256 kbps
Продолжительность: 37: 26 / 34 : 53
Наличие сканов в содержимом раздачи: нет
01 Amenguc
02 Dacuyi
03 Dir ahnunef
04 Ayen ayen
05 Samir
06 Wid yaaman
07 Den dani
08 Ayen idi huzen temzi
09 Sliman Azem
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01 Ay Ajuwaq
02 Tismin Ulac
03 Inid Inid
04 Walagh
05 Ala Ala
06 Yeden Lawan
07 Ad Ecnugh
08 Cna
09 Tikher i Lekdeb
10 Tsedker
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Brahim Izri, le gentleman de la chanson kabyle

Brahim Izri, l’étoile, s’en est allé un 03 janvier 2005, bien trop tôt, à la veille de ses 51 ans. Plus de quatre ans plus tard, sa voix résonne toujours dans nos têtes, dans nos cœurs. Bercé depuis son plus jeune âge dans la musique traditionnelle, dans la région d’Ath Yanni, il œuvrera durant sa riche carrière, à apporter une touche de modernité à la chanson kabyle, à écrire des textes pour la plupart engagés, pour la culture ancestrale ou pour les droits des femmes. Au point de chanter « Massinissa Yugurten, Lalla Kahina tifiten, edjand ayen iwmi zemren, tedjad ayen ur dedjan yergazen » ou encore « andats Hassiba, Lla Fadma d Kahina di lzayer b assa, » (deux textes qui seront dans son album posthume).
Toute sa vie sera un combat. Militant des causes justes, il a toujours répondu présent lorsqu’il s’agit de défendre la langue et la culture amazighes. Ainsi que les valeurs démocratiques, laïques et de modernité. Son combat était incessant aux côtés de la femme, convaincu depuis toujours qu’elle doit avoir sa place dans la cité, qu’elle est injustement marginalisée dans les sociétés misogynes qui sont les nôtres, et que son statut de mineure à vie, institutionnalisé par l’infâme code de la famille algérien, inspiré de la chariâ islamique, est une grande injustice.
C’est avec Kamila Adli, une autre artiste engagée, harpiste et chanteuse, qu’il militera durant les dernières années qui lui resteront à vivre. Celle qui a créé en 2001, le collectif « Algérie, lectures de femme », qui aura pour but de lutter contre le code de la famille, était sa grande complice, et à eux deux, ils ont fait un travail titanesque durant les événements du printemps noir, qui ont endeuilli la Kabylie en 2001.
Le combat se fera principalement sur le plan musical et artistique. L’on se souvient encore de l’adaptation qu’il avait faite de la chanson de Maxime le Forestier : « La maison bleue », qui est devenue « Tizi-Ouzou », un hommage au grand chantre de l’amazighité : Matoub Lounès.
Le déclenchement des événements sanglants du printemps noir, avec l’assassinat de plusieurs dizaines de jeunes kabyles par tir de balles réelles des gendarmes et souvent dans le dos, n’ont pas laissé indifférent Brahim Izri. C’est donc naturellement qu’il se retrouve en plein dans la grande mobilisation qui a suivi cette tragédie.
Taxieur de Paris à l’époque, il y a eu en juin 2001 la création l’ATKP, l’Association des Taxieurs Kabyles de Paris, dont il est devenu le porte-parole. Des actions d’envergure seront menées, dont le départ en grande procession de taxis à Strasbourg afin de sensibiliser l’opinion européenne sur le génocide en Kabylie.
Partis de Paris (Porte Dorée) pour atteindre le siège du parlement européen, les taxis kabyles étaient comparés par les médias français, aux taxis de la Marne qui avaient transporté des soldats français en 1914, tant le cortège était impressionnant, et la mobilisation importante, à la hauteur de ce qui se passait en Kabylie.
La même association s’occupera également de la prise en charge de quelques blessés, allant jusqu’à leur louer des appartements, pendant qu’ils se soignaient dans les hôpitaux français.
Brahim Izri joindra son action sur le terrain, à des réalisations artistiques. C’est ainsi qu’il adaptera une autre chanson interprétée par son ami Maxime le Forestier, dont les paroles appartiennent à Jean-François Deniau, le hasard voulant qu’à l’origine, le texte était destiné à rendre hommage à feu Matoub Lounès, et que les deux chanteurs l’ignorait au départ. « Chevaux rebelles » en est le titre, et fera d’ailleurs partie de l’album qui verra le jour bientôt, qui sortira à titre posthume, qui comprendra onze autres titres inédits.
« Trois choses itthemmilaɤ Tina idi ilaqen : les chevaux rebelles face aux balles réelles, les chevaux rebelles, N tmurt leqbayel, les chevaux rebelles, N tmurt leqbayel » a chanté Brahim en réponse à ce qui se passait en Kabylie, chanson largement diffusée sur les chaînes comme Beur FM ou Berbère TV, notamment lors des appels aux manifestations à Paris.
Il y a eu ensuite l’épisode où le pouvoir algérien, oppresseur, a décidé d’incarcérer des délégués du mouvement citoyen des Âarch de Kabylie, mouvement né dans la douleur des assassinats du printemps noir. Parmi les détenus, la figure de proue Belaïd Abrika.
Kamila Adli peut parler pendant des heures des années de combat avec Brahim Izri. Des moments où le taxi de l’artiste était devenu à la fois bureau, studio d’enregistrement, un lieu de création, de répétition et de réflexion.
C’est justement dans ce même taxi, que le hasard a voulu que Brahim ait comme clients des grandes stars françaises, à l’image de Bernard Lavillier, Mariane James, Daniel Auteuil, Laurent Voulzy, et d’autres. Ces mêmes stars, grâce à Brahim et Kamila, qui l’accompagnait souvent durant ses virées, ont été sensibilisés au drame de la Kabylie, et ont accepté de mettre leurs voix sur un CD, pour énoncer les 15 points de la plate-forme d’El-Kseur, mais également pour demander la libération des détenus du mouvement citoyen, en grève de la faim à l’époque.
« On n’avait peur de rien à l’époque », nous confiera Kamila Adli.
Sur l’enregistrement, il y avait d’autres voix à l’instar de Maxime Le Forestier, Nourtih, Takfarinas, Idir, Aït Manguellat, Kamel Hammadi, Akli Yahiatène, Bâaziz, Massa Bouchaffa, Malika Domrane, Djura, Enzo-Enzo, Kent, MBS, Madjid Cherfi, Souad Massi, groupe Zebda, et d’autres. En musique de fond pour la libération des détenus du mouvement citoyen, la chanson « ULAC SMAH ULAC » que Kamila a co-écrite et mise en musique avec Kamel Hammadi (paroles) et Brahim Izri (paroles et musique). La chanson passait donc en boucle sur la radio: « Ulac Smah Ulac, à ceux qui tuent nos enfants, à ceux qui divisent lâarach, à ceux qui divisent la nation. On ne veut plus du code de la famille et de ceux qui violent nos filles. Ulac Smah Ulac. Ulac Smah Ulac ». Une belle chanson contestataire, dont les arrangements ont été faits par le chef d’orchestre Farid Aouamer.
Ce travail acharné a abouti puisque les détenus ont fini par être libérés grâce à la pression populaire exercée sur le pouvoir algérien, la contribution de tous ces artistes était d’un grand secours.
En 2003 la santé de Brahim Izri a commencé à se dégrader, il sera hospitalisé pendant le mois de novembre. Il avait commencé à travailler sur son dernier album au mois de mars de cette année là. En juillet il avait fini les textes et en septembre toutes les musiques.
En 2004, sa santé va l’abandonner, il chantera malgré tout au zénith berbère au mois d’avril et fera le clip de la chanson « Kahina », qui sera dans son album posthume. En juin, il écrira une chanson pour Mohamed Benchicou, Directeur du quotidien Le Matin et autre détenu d’opinion, injustement arrêté le 14 juin 2004, à cause de ses opinons politiques qui ne s’accordaient pas avec le Pouvoir en place. En septembre il finira de poser toutes les voix pour son album et en octobre, sa santé était telle qu’il était obligé de faire des aller retours de l’hôpital vers le studio d’enregistrement, en ambulance et avec des bouteilles d’oxygène. Afin d’arriver au bout de son album.
Malheureusement, il n’arrivera pas au bout de sa maladie. Il ne gagnera pas non plus son dernier combat, celui contre la mort. Il nous quittera quelques semaines plus tard. Son dernier album, dont il a légué le travail à Kamila Adli, verra le jour d’ici le mois d’octobre prochain. L’une des chansons a été écrite par son fils, Yani, âgé de 13 ans à l’époque.
Kahina Slimani. Source: kabyle.com



Трекер:  [ 25-Сен-2013 14:33 ]

  

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